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Atonin Dvorak: Symphonies No.8 et 9
Orchestre du Festival de Budapest
Ivan Fischer
Channel Classics - CCS SA 90110(SACD)
Référence: Bernstein (Sony)
Attention: alors que la 7e Symphonie est une nouveauté enregistrée en 2009, les Symphonies n° 8 et 9 ne sont que la licence par Channel des enregistrements Philips de 2000, enregistrements effectués à l'époque en DSD et destinés au SACD. Le titre était effectivement paru dans ce format, mais on connaît la brièveté de la carrière du SACD chez Universal.
Je ne suis pas un grand partisan de la licence, car les enregistrements Channel faits par Jared Sacks au Palais des Arts ont donné à l'Orchestre du Festival de Budapest une couleur sonore, une identité (mais aussi une tenue musicale) que les enregistrements Philips étaient loin d'avoir, pour la plupart. Dans ce cas précis, on ne tombe pas si mal que ça. La différence est, certes, audible, mais il n'y a pas un hiatus exagéré. L'Institut italien (Le Palais des Arts n'existait pas à l'époque) donne un son qui s'inscrit dans un espace plus vaste. Ce qui change c'est la charge des canaux arrière et un côté volontairement plus "gras" (ou vaguement "bourbeux"), un peu vulgaire. Les captations Channel sont plus présentes et mieux découpées.
Son et lecture musicale sont en phase, car interprétativement, la lecture vive est marquée par quelques tics interprétatifs un tantinet vulgaires (portamentos). Cela dit, c'est un discours souvent urgent et très subjectif que l'on suit avec intérêt, malgré une exagération latente, comme pour prouver "voyez comme on peut encore faire quelque chose avec la Nouveau Monde". Bernstein a dit la même chose, sauf qu'il a pleinement réussi!
La grosse mise en scène sonore émousse un peu le côté serré et mordant que devraient avoir ces prestations et, définitivement, il y a un Fischer-Channel et un Fischer-Philips qui ne sont pas vraiment les mêmes, le Fischer-Channel semblant avoir une conscience plus aigue de l'importance patrimoniale de l'enregistrement et de sa pérennité, sans compter que l'orchestre s'est nettement amélioré (cuivres!) et homogénéisé.
NB: dans mon exemplaire, le Finale de la 8e comporte des sautes de son dans la version SACD.
Christophe Huss, ClassicsToday France
18 May 2010

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